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Apette : mot familier d'ancien français désignant une abeille.

A l’origine je suis illustratrice. A l’époque déjà un peu touche-à-tout, je passe alors pourtant le plus clair de mon temps devant mon ordinateur, convaincue d’être profondément citadine, ancrée dans une grande métropole.
Puis, notre famille acquiert un chalet à la campagne. L’idée ? Un lieu pour bricoler, un atelier au vert, tout en continuant à vivre majoritairement en ville. Le terrain, presque marécageux, est bordé de forêts et de pâtures, la végétation y est dingue, complètement indomptable. On s’y réveille au chant des oiseaux, baignés par la lumière filtrée à travers les arbres… Et doucement, sans nous en rendre compte, tout change.
Les débuts sont chaotiques : bricolage, réparations, début du potager, maitrise du chauffage au bois… Mais plus nous faisons par nous-mêmes, nous nous apprenons à faire « avec ce qu’on a sous la main » et plus… nous nous sentons bien.
Très vite, je réalise combien de savoir-faire ont disparu, comme des gestes essentiels il y a à peine quelques décennies sont complètement ignorés par ma génération ou celle de mes parents (ne parlons même pas de celle de mon fils !). Nous tâtonnons, nous cherchons un équilibre entre confort moderne et artisanat retrouvé. Ce n’est pas toujours simple, mais chaque soirée, même épuisée, je me couche avec un sentiment d’accomplissement que je n’avais jamais connu.
La nature devient le fil rouge de cet éveil. Je passe mes journées dehors, et je commence alors à vraiment la regarder. Je reconnais les oiseaux, je goûte les plantes sauvages, je sculpte des objets dans le bois des frênes qui se sont couchés…
Et puis un jour un nid de bourdon s’installe dans le cache-moineau sous la toiture.
C’est le déclic. Je les observe, fascinée, attendrie. Cet insecte malhabile et un peu pataud me touche, leur ballet incessant m’hypnotise. Ce petit peuple me bouleverse et devient une obsession. Très vite, les bourdons me mènent aux abeilles, puis à l’apiculture. Comment avais-je pu ignorer ce monde si foisonnant ?
C’est un domino qui en fait tomber mille autres : biodiversité, entomofaune, écologie, lien au vivant… Comment observer les abeilles sans s’interroger sur l’ensemble du monde naturel, sur la place que nous lui refusons trop souvent ? Et pourtant, toutes les études le confirment : nous nous épanouissons à son contact.
C’est ainsi qu’est née Maison Apette.
Un micro-rucher, certes, mais surtout un espace de reconnexion. Il ne s’agit pas d’exploiter les abeilles, mais de retisser du lien avec le vivant, de lui redonner la place qu’il mérite — en nous, autour de nous.






